Rapport sur l"intégration des études infirmières dans le système LMD
Les conclusions ne correspondent ni aux revendications initiales ni aux constats
Les mobilisations successives des infirmières et des
étudiants infirmiers au printemps 2007 avaient obligé le gouvernement à
prendre en compte les revendications légitimes suivantes :
Intégration des différentes formations infirmières
dans le système LMD avec l’octroi d’une licence de plein exercice pour
le diplôme d’état d’infirmier.
Une poursuite du cursus en
Master et Doctorat ainsi que la reconnaissance salariale pour
l’ensemble da la profession au niveau de l’actuelle catégorie A.
Une amélioration des conditions de travail et des conditions d’études.
Une réponse politique avait été apportée au plus haut niveau de l’Etat par un courrier du président de la république au SNICS
s’engageant à intégrer la formation infirmière dans le système LMD.
Dans un discours à Bordeaux le 16 octobre 2007, Nicolas Sarkozy
réaffirmait « cette réforme se fera quoi qu’il en coûte ».
Cet engagement s’est traduit par la mise en œuvre d’un processus de
réforme par les cabinets de Roselyne Bachelot et Valérie Pécresse
respectivement ministres de la santé et de l’enseignement supérieur.
Cet engagement impliquait également la prise compte des infirmières
déjà diplômées dans ce dispositif de reclassement.
Un rapport des Inspections générales sur ce sujet devait être publié dès l’automne 2007. Avec un an de retard, ce rapport est enfin connu.
Le constat fait par ses rédacteurs semble au premier abord conforme aux
attentes de la profession infirmière puisqu’il précise que les
formations de diverses professionnels de santé devraient s’inscrire
dans le système universitaire LMD conformément au processus de Bologne
avec notamment une référence aux crédits ECTS.
Pour autant, les conclusions de ce rapport ne
correspondent ni à nos revendications initiales ni aux constats qui
semblaient se dégager. …
