Crise : l'Angleterre remet le plan de sauvetage européen au goût du jour
Royaume-Uni et Allemagne furent le weekend dernier les deux grands opposants à l'élaboration d'un plan de sauvetage européen des marchés financiers. Si la chancelière allemande, Angela Merkel, campe sur ses positions, Gordon Brown, le premier ministre anglais réévalue les risques et modifie littéralement son approche de la crise.
Gordon Brown a ainsi déclaré, lors d'une conférence de presse ce matin, être désormais favorable à un plan de sauvetage des banques à l'échelle européenne. Mieux, après avoir contacté Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, le premier ministre anglais annonce être « en consultation active sur un plan de financement européen » et appelle même les autres pays de l'Union à en faire de même : « Nous avons invité les autres pays européens à envisager des propositions que nous leur avons faites ce matin en vue d'un plan de financement à moyen terme ». Après avoir totalement été évincé en début de semaine, l'idée d'un système de soutien européen pour redresser les banques ébranlées par une crise financière initiée par le crédit immobilier à risque américain revient donc sur le devant de la scène.
Un peu plus tôt dans la matinée, le gouvernement britannique annonçait également la mise en place d'un vaste dispositif de soutien à huit grandes banques du pays. Tandis que la BoE (Banque of England, la banque centrale britannique) doit débloquer quelques 200 milliards de livres pour soutenir le marché, le gouvernement se prépare à une nationalisation partielle de ces groupes bancaires en proposant un plan de recapitalisation globale de près de 50 milliards de livres (soit 65 milliards d'euros). Abbey, Barclays, HBOS, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, Royal Bank of Scotland et Standart Chartered, les 8 banques concernées, ont d'ores et déjà confirmé leur accord et pourront ainsi puiser dans ce fond commun en cas de défaillances. « C'est un pas important en avant mais ce n'est pas le seul » a immédiatement précisé Alistair Darling, le ministre des Finances anglais.
L'Allemagne, quant à e…
