Un éléphant de 78 Teraoctets contre Google Book Search : HathiTrust
Elles sont 23 universités qui se sont entendues pour partager et combiner leur contenu numérisé - des millions de livres et de documents - dans une bibliothèque de 78 Teraoctets, nommée HathiThrust, un nom aux résonnances éléphantesques... Pour donner une indication, 78 To représentent 78.000 Go d'informations : un must-have.
Un éléphant, ça trompe ?
Avant le lancement de ce consortium, chaque établissement disposait d'un contenu isolé. Aujourd'hui « cet effort combine l'expertise et les ressources des plus fameuses bibliothèques de recherche du pays, et s'avère prometteur, car son extension ira bien au-delà des partenaires initiaux », explique John Wilkin, de l'université du Michigan.
Très semblable à Google Recherche de livres, projet qui a lui-même réussi à convaincre bon nombre d'universités ou de ville, comme celle de Lyon en France, d'accepter la numérisation de leurs fichiers, HathiTrust n'existe pas dans un autre but que le partage des informations. Alors que de son côté, Google tire des profits de l'affichage des pages numérisées...
Une mémoire éléphantesque
Et le parallèle ne manquera pas d'éléments communs, sauf pour les bibliothécaires pour qui la vision d'une conservation à long terme chez Google ne s'apparente pas assez à une conservation pour toujours. Le fait de dépendre d'une société qui pourrait être - quoiqu'improbablement - soumise à la faillite rend certains assez nerveux. D'autant que depuis la fin du projet de Microsoft Search Book, le géant se retrouvait un peu seul.
Reste à savoir comme l'éléphant contournera le problème rencontré par Google dans la gestion du droit d'auteur, et qui avait déclenché un procès emmené par plusieurs syndicats des éditeurs, que ce soit outre-Atlantique ou en France.
D'autre part, la majorité des 2 millions d'ouvrages contenus dans les bases de HathiTrust se retrouve déjà chez Google et si le moteur est déjà bien implanté auprès du grand public, l'éléphant pourrait pourtant barrir prochainement.
Au fait, pourquoi parler d'éléphant ? Parce Hathi e…
