Jérôme Kerviel contre-attaque
Ce lundi 13 octobre, le célébrissime trader refait parler de lui puisqu'il est confronté à sa demande aux commissaires des comptes de la Société Générale (employés d'Ernst&Young et Deloitte&Touche) et qu'il veut en découdre avec la hiérarchie de son ancienne banque.Jérôme Kerviel a décidé de se défendre et refuse aujourd'hui le rôle de bouc émissaire qu'on lui avait fait endosser lors de son inculpation pour faux, usage de faux et introduction dans un système de traitement automatisés des données en janvier 2008."De façon évidente, et aujourd'hui la crise financière le confirme, il y a un système qui existait et il ne faut pas que des lampistes comme Kerviel soient les seuls à (en) supporter les conséquences", a déclaré Me Bernard Benaiem, un des trois avocats venus assister l'ex-trader.Selon l'ancien trader, non seulement la Société Générale savait mais la banque voulait aussi dissimuler les pertes de ses opérations illégales qui s'étaient chiffrées à environ 5 milliards d'euros. Celui qu'on a surnommé de "trader fou" passe donc à l'offensive et s'en prend à ses anciens employeurs ainsi qu'au système financier dont la crise d' aujourd'hui révèle toute la vulnérabilité.Je vous propose un petit texte que m'avait inspiré la mésaventure de Kerviel et qu'il aurait pu écrire à la Société Générale en janvier 2008.On peut fredonner les paroles sur l'air de la chanson de C Jérôme : Tiens, bonjour, salut, dis - moi comment tu vasDepuis peu de temps, moi, je suis à la rueTu sais, crois-moi, j'ai fait ce que j'ai puComme c'est drôle, tu vois de me retrouver làJe dois t'avouer que je ne m'y attendais pasTout seul, le soir, je repense à tout çaOui, Jérôme, c'est moi, j'ai voulu tout changerJe suis toujours celui qui aime jouerQui embrasait le monde financierTiens, tu vois, regarde, tu vas être rachetéeMais j'ai gardé en souvenir de toiUne fiche de paie que j'ai fait encadrerOui, Jérôme, c'est moi, j'ai voulu tout changerJe suis, pour tous, celui qui va trinquerQui te grugeait sans jamais t'épargner !Tiens, c'est vrai qu…
